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C'est con de vous donnez le temps qu'il fait excusez moi !

Il suffit de regarder dehors non ?

Et puis la date c'est pareil elle n'y est plus le calendrier des PTT il est très bien

 

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Dimanche 2 octobre 2005
Par basile - Publié dans : basile
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Dimanche 2 octobre 2005

Cette nuit, donc ce matin très tôt je n’arrivais plus à dormir (je dort très peu mais là les yeux grands ouverts) donc j’ai essayé plusieurs trucs, vous savez les moutons, les chèvres, enfin toute la ferme y es passé, mais rien à faire. Donc je suis parti marcher en forêt et à 3 heure du matin j’étais avec frontale et lampe torche sur les chemins, la nuit était très noire sans lune et il venait de pleuvoir, j’ai fais 58 kms en me cassant la gueule plusieurs fois mais rien de grave pour retrouver mes 2 potes au « rouge » pour boire plusieurs cafés à 11h30, voilà je pense avoir encore la grande forme non ? Moi qui est fais dans une autre vie 9 Bourges Sancerre et à voir comment je finissais à chaque fois et ben là rien aucune fatigue si vous vous comprenez moi pas j’attend vos analyses !!!  

Par basile - Publié dans : basile
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Samedi 1 octobre 2005
Il n'existait pas de frontières à nos yeux, parce que nous ne voulions pas les voir. C'était un idéal pratique, qui nous permettait de continuer à prati­quer nos jeux égotistes dans de lointaines contrées. Et s'il n'y avait ni frontières politiques ni frontières religieuses, alors il n'y avait pas non plus de frontières morales
Par basile - Publié dans : basile
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Samedi 1 octobre 2005

La cérémonie de la puja, m'a-t-on expliqué, est un acte de don sur la route qui mène à la plénitude, au savoir, à la révélation et à la paix, un acte de bienfait envers autrui. Elle a également pour finalité de laver des péchés accu­mulés et d'élever la conscience spirituelle du croyant. Sur le plan personnel, c'est l'espoir d'accéder à une renaissance plus favorable, l'occasion d'échapper aux privations de la vie présente et d'échanger celle-ci contre un avenir meilleur. Le profane peut, si l'occasion se présente, repro­duire les actes de dévotion du sannyasi (celui qui a offi­ciellement abandonné tous liens matériels et a prononcédes vœux de renoncement) et entrevoir ainsi la vraie lumière.

Le but de l'initié, m'a-t-on dit, est d'éprouver sa spiri­tualité. En endurant une série d'épreuves mentales et physiques, il atteint un degré de sensibilité qui lui permet de suivre les pas des grands maîtres jusqu'au point où toute existence se fond dans un état de pur amour. Une fois que l'on est admis à l'état de sukhavati, c'est pour l'éternité: on ne peut jamais le quitter, car le chemin pour en sortir est impossible à découvrir.

La finalité, semble-t-il, est d'entrer au "paradis" boud­dhique, où l'être est enfin délivré du cycle. répétitif de la réincarnation et de la souffrance. n existe différents idéaux de paradis et, selon les écritures tibétaines, plu­sieurs lieux paradisiaques "ouverts" par d'anciens maîtres ont été identifiés au TIbet. Ces lieux, ou vallées cachées dénommées beyuls, seraient pour les croyants des refuges au cas où un désastre menacerait la sUIVie de l'humanité. On compte parmi eux Khembalung au Népal, la vallée de Pemako au sud-est du TIbet, Lapchi et Rongshar à la frontière népalo-tibétaine, et Dremojong et Chorten Nyima à la frontière entre le TIbet et le Sikkim.

Peut-être le beyulle plus fameux est-il Sukhavati, le fabuleux "paradis de l'ouest" du Bouddha Amitabha, que Victor Chan a décrit dans son guide:

« (...) cette fabuleuse retraite regorge d'arbres qui exaucent les vœux et où nul souhait n'est refusé. n n'y sévit ni souffrance ni chagrin: il suffit de tendre la main pour toucher les soies les plus délicates, ainsi que des mets et des pierres d'une grande rareté. Les grottes y abritent des sources d'où le lait s'écoule en permanence, les lacs y confèrent la clairvoyance et certaines grottes y révèlent la lumière absolue. Durant son séjour, le budhi­citta 0' esprit de Bouddha) du pèlerin s'y enrichit et son ignorance est effacée. »

 

Par basile - Publié dans : basile
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Samedi 1 octobre 2005

Je me remémorai l'histoire d'Ama Adhe, rapportée dans un livre poignant de David Patt qui m'avait plongé pen­dant des semaines dans des nuits d'insomnie.

 

Le sommet rocheux saupoudré de neige s'élançait dans un ciel cristallin. Ama avait dit qu'il s'agissait du

 

Nyate Khalori. C'était une montagne riche en lacs et en forêts épaisses peuplées de toutes sortes d'animaux sau­vages. n y avait des prairies tapissées de fleurs si nom­breuses qu'il était impossible de toutes les nommer, si nombreuses qu'elles se coinçaient entre vos orteils quand vous y marchiez.

 

Des nomades élevaient des troupeaux de chèvres, de moutons et de yacks sur les cols et dans les plaines. L'hiver, sa famille cultivait des céréales en plaine, et l'été, conduisait les bêtes en altitude où ils rejoignaient les nomades et leurs troupeaux de yacks. Les gens plantaient leurs tentes dans les alpages et il y avait de la musique, des danses, des courses de chevaux, des concours de tir, des jeux et des pique-nique, et le chang coulait à flots.

 

Tôt le matin, on lâchait les troupeaux. Les yacks et les dris, les dzos et les dzomos passaient la journée à brouter pendant que l'on mettait le lait de dri à bouillir, que l'on barattait le beurre et que l'on préparait le yaourt. Une fois ces tâches accomplies, la journée était consacrée aux jeux, aux divertissements, et à la méditation. n régnait un esprit de respect mutuel et une grande liberté de mouve­ments. Des moines vivaient parmi eux, célébrant des pujas dans les tentes; les temples, les monastères et les ermitages étaient nombreux. La vie était belle. C'était ainsi qu'Ama se la rappelait.

 

Dans son univers, la violence était rare. La brutalité et le meurtre étaient jugés avilissants. Les doctrines bouddhistes du karma et de la renaissance faisaient par­tie intégrante de sa vie, lui donnaient un sens, et tous avaient la notion du bien et du mal. Vies présentes et futures dépendaient du comportement de chacun. La générosité, la gentillesse et la patience étaient récom­pensées par la santé, le bonheur et la sécurité, tandis que le mal, le vol et la traîtrise engendraient pauvreté et mal­heur. Ce n'était pas un monde parfait, mais pour Ama, il était idyllique, gorgé de bonheur et de paix. Quarante ans avaient passé depuis. Maintenant, cet eden s'était à jamais enfui.

 

Lorsque les soldats chinois étaient arrivés devant sa tente, Ama Adhe avait compris qu'ils venaient la cher­cher. Le soutien qu'elle avait apporté à la résistance avait été découvert. C'était très tôt le matin. Sa fille, encore bébé, donnait paisiblement dans son berceau. Ama était en train d'habiller son fils de quatre ans, auquel elle enfi­lait une chuba jaune. Elle avait entendu aboyer les chiens et, en levant les yeux, avait aperçu le groupe de militaires armés et d'officiers en civil qui se dirigeaient vers sa tente.

 

Sa fille était restée endormie tandis qu'ils ligotaient Ama mais, affolé, son fils s'était cramponné à elle quand ils l'avaient entraînée au dehors. Elle avait imploré leur clémence, les avait suppliés de la laisser avec ses enfants. Un homme lui avait assené un violent coup à l'oreille, lui abîmant l'ouïe de façon irrémédiable, et les autres s'étaient mis à la rouer de coups de crosses et de pieds. Son fils avait hurlé de panique. Tandis que les hommes emportaient Ama au loin, l'enfant avait couru après elle en poussant des cris incohérents. Elle avait vu sa fillette qui riait joyeusement, comme si tout cela n'avait été qu'un jeu. Le petit garçon avait lutté de toutes ses forces pour se cramponner à sa mère, mais les hommes, trop grands et trop forts pour lui, l'avaient battu brutalement et jeté à terre. Il s'était relevé et était revenu à la charge, mais ils avaient continué à le frapper des mains et des pieds, jusqu'à ce qu'il ne pftt plus résister. Tandis qu'ils l'entraînaient au monastère tout proche de Dri Tse trans­formé en prison, AIna avait entrevu son fils dans le loin­tain : petite silhouette gesticulant dans sa chuba jaune, qui courait, et courait, en appelant sa maman. Elle ne l'avait jamais revu.

 

AIna avait passé les vingt années suivantes dans neuf prisons et camps chinois. Torturée, affamée, presque tuée à la tâche, elle avait pourtant survécu. Ce qui ne fut pas le cas de la plupart de ses codétenus tibétains. Deux ans après son arrestation, à l'automne 1960 - c'est-à-dire à peu près à l'époque où je suis né -, on l'avait transférée dans une mine de plomb, à Gothang Gyalpo, à la fron­tière sino-tibétaine. La plupart des femmes qu'elle avait côtoyées dans la prison de Dartsedo étaient mortes de faim. Quant aux cent autres prisonnières qu'AIna avait rejointes à la mine de plomb, elles mourraient toutes au cours des trois années suivantes, sauf quatre. AIna apprit que dans le même temps, douze mille cent neuf prison­niers avaient péri affamés dans ce camp infernal.

 

Tout au long de son calvaire, elle s'était accrochée à l'espoir que ses enfants avaient été recueillis et étaient toujours vivants. Au bout de seize ans, elle avait appris par son frère, Nyima, que son fils était mort. Traumatisé, fou de chagrin, le petit avait été inconsolable, refusant tout réconfort et toute nourriture, mordant les mains des amis et des voisins pour échapper à leurs soins, jusqu'au jour où il s'était enfui, minuscule silhouette jaune égarée dans une tristesse qui le dépassait. Ds avaient retrouvé son corps dans la rivière où il était tombé et s'était noyé.

 

AIna était revenue dans un pays détruit, mis à nu, méconnaissable. Presque tous les monastères avaient été saccagés et détruits. Seuls neuf sur mille cinq cents sub­sistaient. D ne restait presque plus personne. Sa mère était morte de faim, son mari avait été tué, probable­ment empoisonné. Son beau-frère, emprisonné avec elle, avait été exécuté d'une balle en pleine tête, sous ses yeux. Les Chinois lui avaient aussi ravi sa belle-mère, ses frères et sœurs, et trois autres parents. Seule sa petite fille avait survécu.

 

Plus rien ne subsistait de sa vie passée. n n'y avait plus de lieux où pratiquer sa religion. Les moines, les lamas, les religieuses et toute la classe instruite de son pays avaient été exterminés. Ce qui restait, c'étaient la peur, les privations, et un régime policier.

 

I.:histoire d'Arna Adhe est en cela exceptionnelle que cette femme a sUlVécu à l'holocauste infligé par les Chinois à son pays et à son peuple. Un holocauste: c'est bien ce dont il s'agit. n n'y a pas d'autre mot pour décrire la des­truction systématique d'un peuple et de sa culture. Les Chinois prétendirent qu'ils venaient au Tibet pour libérer les serfs du joug féodal. En essayant de faire du Tibet la démente incarnation idéologique du paradis des tra­vailleurs de Mao Tse-Tung, ils finirent par l'annihiler. Le mot d'ordre avait été: « Détruisez d'abord, et la construc­tion se fera d'elle-même. »

 

Au cours des trente premières années de l'occupa­tion chinoise, un cinquième de la population (un mil­lion deux cents mille Tibétains) fut anéanti - population exécutée, torturée à petit feu ou affamée. Plus de six mille monastères, couvents et temples furent détruits, et leurs précieuses statues et ornements fondus et ven­dus contre des devises étrangères. Soixante pour cent du patrimoine littéraire et culturel tibétain fut brûlé. La région d'Arndo est devenue le plus grand goulag du monde, capable de contenir, à ce que l'on dit, dix mil­lions de prisonniers. Un Tibétain sur dix fut empri­sonné, cent mille placés en camps de travail. Le Tibet devint la plus grande base chinoise de missiles balistiques intercontinentaux.

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Samedi 1 octobre 2005
L’ophtalmie des neiges peut causer des souffrances horribles, comme du verre pilé qu'on vous aurait jeté dans les yeux, vous griffant les paupières, vous tirant des larmes plus brûlantes que du métal fondu qui dévorent la substance tendre et vulnérable de l'œil! Je savais ce que l'on éprouvait. Le désir insatiable de se frotter les yeux pour mettre fin au supplice, supplice qui continue même lorsque l'aveuglante réverbération de la neige n'est plus là. Les brûlures, qui se ravivent à la plus infime lumière, aussi dévastatrice qu'un rayon laser, sont insup­portables
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Samedi 1 octobre 2005

Je fis signe à la maîtresse de maison, qui s'approcha de moi. Je la saluai d'un « namaste », les mains jointes comme pour une prière. Elle me répondit de la même manière et sourit. J'ai toujours été charmé par ce salut traditionnel népalais qui signifie, littéralement, « J'estime le dieu qui est en toi ».

 

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Samedi 1 octobre 2005

L’âtre, dans la maison sherpa, est lui aussi soumis à une stricte observance de la coutume. La place réservée à l'hôte, les places d'honneur et les rôles autour de l'âtre sont très importants. Je ne sais jamais qui doit s'asseoir à quel endroit et j'évite toujours de prendre place près du feu à moins d'y avoir été convié. J'ai déjà vu des touristes jouer des coudes pour s'approprier la meilleure place, sans se douter le moins du monde de l'offense commise. Accommodants et tolérants de tempérament, les Sherpas ferment les yeux sur l'impolitesse manifestée, si bien que les visiteurs n'apprennent jamais leur erreur.

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Vendredi 30 septembre 2005

Hier soir j’ai déchiffré plusieurs morceaux de James Blunt dont, High, you’re beautiful, Goodbye my lover, c’est encore plus beau que de l’écouter, bon il faut le capo mais vraiment c’est très bon, vraiment très bon, c’est là que l’ont comprend la différence entre un artiste et un non artiste comme moi, j’ai reçu un message d’un ami, dont je ne peux rapporter tout le contenu ici, entre autre il me disait que la vie était belle, je suis d’accord avec toi, elle était très belle hier soir la vie surtout qu’il y avait des notes de musiques assez binaires (les miennes) qui comblaient le silence de la pièce.

Par basile - Publié dans : basile
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Vendredi 30 septembre 2005

Hier, il y a une bonne amie à moi (enfin je ne sais si j’en ai eu un jour !!!) qui m’a dit que j’écrivais très bien  et que c’était très beau, merci ça fait toujours plaisir(s) à entendre…………..

Par basile - Publié dans : basile
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