Tout ce que j'aime est ici
Cette année 1997 est une année sans semaine « MONTAGNE », certaines personnes ne pouvant se libérer, ma laissé un peu même beaucoup sur ma faim. La randonnée dans les ECRINS n’a pas apporté tout ce que nous en attendions, le piolet me démangeais. Nos vacances en famille était prévu en montagne et entre autres au alentour de CHAMONIX. Ayant pris contact avec Jean-Luc pour à l’intérieur de la semaine de vacances, essayer de glisser un jour de haute montagne, ce dernier me propose un soir de faire la VOIE RéBUFFAT. Superbe voie tant au niveau de l’esthétique qu’au niveau de l’histoire, une voie mythique pour moi, Gaston Rébuffat avec tout ce que cela peut représenter pour un apprenti comme moi. Il est donc décidé d’aller toucher le rocher et qu’elle rocher.
Le départ ce fait comme maintenant nous en avons l’habitude de SKI ROC, notre camp de base, après avoir absorbé un copieux petit déjeuné préparé par nous même. Le matin Jean-Luc m’annonce que nous seront quatre dans la voie, en effet Gilles que je connais par rapport au VIEUX CAMPEUR ce joint à nous accompagné de Paul appelé Paulo avec qui je vais passer de bon moments.
Nous arrivons à CHAMONIX (Alt.1231m) pour prendre le téléphérique qui va nous déposer à 3842m.
Un premier bond conduit de Chamonix au Plan de l’Aiguille et de là, d’une seule portée, au sommet de l’Aiguille du Midi, à 3800 mètres. Le trajet s’effectue en moins d’une demi-heure; l n’est pas impressionnant, l’absence de points de comparaison ne permettant pas d’évaluer l’abîme. En fait, les cabines gravissent toute la paroi nord, surplombant arêtes, tours de granit, couloirs de glace et séracs suspendus! On passe brusquement des prairies aux glaces éternelles. Un peu comme si en une demi-heure on était transporté de la France au Groenland! C’est si vite fait! Si rapidement que la plupart des visiteurs ne songent pas qu’ils sont à près de quatre mille mètres, que malgré le temps radieux et le ciel bleu un simple coup de vent peut faire descendre aussitôt la température de quinze à vingt degrés! que la lumière est aveuglante, et que, franchis les limites de la station supérieure, les couloirs souterrains ou les plates formes qui permettent d’admirer sur tous ses horizons la chaîne du Mont Blanc, ils abordent de plain-pied la haute montagne avec tous ses dangers, tous ses secrets!
Extrait du livre de F. ROCHE « MONT BLANC ».
En pleine saison, 90 personnes travaillent à l’Aiguille : le personnel fonctionne en deux équipes qui effectuent quatres jours de travail chacune avant de faire relâche quatres autres jours. Cabiniers, restaurateurs, caissiers, techniciens : une véritable petite colonie s’active en permanence à près de 4000 mètres d’altitude. Malgré la concentration sur l’île (jusqu’à 5500 personnes/jours en haute saison) il n’existe pas sur place de source de pollution ni de déchets, grâce à d’astucieux systèmes qui permettent de tout redescendre sur Cham. Les craintes principales de ce haut lieu concernent les malaises : si la plupart des cas sont peu graves, des cas d’oedèmes foudroyants ont été observés. a la caisse de la STMB, on informe systématiquement les gens que les bébés et les personnes âgées sont très exposés à ce type de problème.
Extrait Magazine MONTAGNE Janvier 1996.
A la sortie du Téléphérique nous gagnons le belvédère et nous mettons les crampons (sans lanières), j’ai un peu mal à la tête, je ne suis pas du tout acclimaté à l’altitude mais c’est superbe il fait un temps magnifique, mes angoisses de la nuit son complètement oubliées. Nous descendons l’arrêt toujours impressionnante mais que je commence à aimé car elle annonce la haute montagne. Jean-Luc à oublié un chausson d’escalade et ses gants, rigolades.
Nous longeons l’aiguille en empruntant le glacier de LA VALLE BLANCHE, pour arriver au pied de la voie. Il faut retirer les coques et enfiler les chaussons d’escalade, cette manipe est bizarre, pied nue sur un glacier. N’ayant pas fini de m’équiper Jean-Luc est déjà partie dans la première longueur de la voie, je dois faire mon nœud sans me tromper, le nœud le plus important de ma vie, je me le suis dit à haute voix.
La première longueur ma paru très difficile et très épuisante, j’ai du faire n’importe quoi en tractant comme un fou sur mes bras tout ça pour arriver au premier relais complètement épuisé. Le premier relais le premier de ma vie en haute montagne, remplis de gaz partout au dessus et surtout en dessous, qu’elle bordel tous ces bouts de cordes, mousquetons et dégaines mais en fin ça tient, s’assure Jean luc qui est repartie dans la deuxième longueur, j’en profite pour regarder derrière moi et là c’est le choc, c’est magnifique comme on ne peu pas l’imaginer, vraiment c’est beau. et là je suis vraiment content d’être là et pas autre part.
Les longueurs ce sont enchaînées les unes après les autres, sept en tout, avec à chaque fois la satisfaction d’en finir une et de se vacher dans le vide, de boire un coup à la pipette de Gilles, photos de Jean-Luc et rigolade avec Paul.
La dernière longueur n’est pas la voie faite par Gaston Rébuffat, Jean-Luc m’a expliquer qu’elle était pour l’époque trop technique et que Gaston Rébuffat avait du faire un rappel, puis refaire une longueur mais de l’autre côté, la dernière longueur était côté 6Bet nous avons mis 3 heures et demi pour faire la voie.
J’espère avoir vu et touché un des pitons de Gaston Rébufat, tout ceux qui étaient rouillés ont retenus mon attentions et j’étais très contant d’être passé ou Monsieur Gaston Rébufffat à laissé son nom.
Nous sommes redescendu en empruntant un tunnel dans L AIGUILLE DU MIDI pour récupérer le téléphérique et fêter l’encensions au restaurant devant une bière.
Depuis 1787, l'envers de l'aiguille du Midi est connu : Jean-Michel Cachat et Alexis Tournier l'ont observé lors de leur traversée du col du Géant. Le jeune Polonais et ses guides montent bivouaquer au lac du Tacul (l).A l'aube, la caravane remonte la Vallée Blanche, et à seize heures, ils se retrouvent sur la moins élevée des pointes de l'Aiguille (en fait le sommet nord, à 3 795 m). Il est bien tard, le projet d'ascension du mont Blanc est abandonné. Malczewski le gravira un peu plus tard, "une partie de plaisir en comparaison de la terrible aiguille du Midi» .En 1846, un troisième comte, Fernand de Bouillé, descend du mont Blanc.A son tour, il s'entiche de l'aiguille du Midi. Il compte y planter un drapeau blanc, afin d'affirmer son attachement à la monarchie et, par là, son opposition au futur Napoléon III. La Savoie n'est pas encore française, et fait partie du royaume du PiémontSardaigne.
Un drapeau blanc flotte sur la cime
En 1855, Fernand de Bouillé tente le versant Chamonix, puis l'envers, mais il est trop crevassé. L'année suivante, une importante caravane remonte le glacier du Géant et trouve un abri dans une crevasse du mont Blanc du Tacul. A l'aube, on approche du pic. «Impossible à gravir", déclarent Alexandre Devouassoud et Ambroise Simond, les guides les plus expérimentés de la troupe. "En avant quand même, mes amis ", s'écrie le comte, chevaleresque. L'ascension reprend, malgré "des abîmes sans fond... un granit dur, gelé... couvert d'assez gros cailloux qui ne tiennent pas..." A 24 mètres du but, les deux guides partent en avant, plantent l'oriflamme au sommet, mais refusent catégoriquement d'y remonter avec leurs compagnons : "Mon âme y passera peut-être après ma mort, mais mon corps, jamais !" A Chamonix, où un émissaire a été
envoyé, on organise un triomphe à M. de Bouillé, qui "doute qu'il y ait jamais une seconde ascension", en relatant son exploit pour Stephen d'Arve, chroniqueur des hauts faits de ce temps là.L’histoire sera cruelle avec les conquérants, et l'ascension de Malczewski sera reléguée aux oubliettes. Difficile de suivre leurs traces parmi les passerelles et les corridors du téléphérique. En 1955, tout va changer, la fière aiguille connaît la consécration de la foule. Sur le plateau du Midi, les dalles du pilastre sud émergent avec une vigueur nouvelle au-dessus du glacier. Leurs deux cents mètres deviennent plus alléchants, dès lors qu'on les approche en trente, minutes, et à la descente de surcroît .
L'aiguille s'offre â la convoitise des alpinistes
Les premiers à saisir l'intérêt de ces dalles sont Gaston Rébuffat et Maurice Baquet. L'histoire est connue, témoignage de l'amitié entre un guide et un violoncelliste. Ouverte le 13 juillet 1956, leur voie est répétée immédiatement, notamment par Toni Egger, futur protagoniste malheureux de la conquête du Cerro Torre (2), et même soldée par Hermann Buhl. Lucien Devies ne s'y trompe pas lorsque, dans la chronique alpine de la revue du CAF, il prédit un bel avenir à la nouvelle voie. Dès 1957, André Contamine, qui a gravi la Rébuffat et l'a déjà trouvée entièrement équipée, ouvre sa ligne, un peu plus à droite, avec Jean Juge, Marcel Bron, Charles Bozon, Pierre Labrunie. Les grimpeurs comprennent vite le parti qu'ils peuvent tirer du caractère méridional de ces rochers : les deux voies sont réalisées en hiver, notamment par Marcel Bize et sa femme Lalou. Le succès ne s'est jamais. démenti. De nombreux grands de l'alpinisme laissent leur signature sur la face sud :Pierre Kohlmann en 1960, Pierre Mazeaud en 1963, René Desmaison en 1966. dans une. belle voie centrale dont le dièdre terminal est toujours fréquenté, alors que le reste de la voie s'est perdu dans le réseau serré des voies modernes.
Monsieur de Mesmaeker fait la révolution en altitude
L'escalade s'y déroulera pendant vingt cinq ans au gré des modes : en artif, en tire-clous, puis en libre. En Vibram, puis en chaussons. En gros pull, puis en polaire. Ou en tee-shirt, car on a fini par s'apercevoir qu'il peut faire chaud en montagne .Au jeu du libre, l'aiguille du Midi se prête complaisamment. La fissure terminale de "la Conta" vaut un bon 6c, à "la Mazeaud" le 7a+ pointe le museau. Les temps sont mûrs. En avril 82, une cordée suisse force les dalles rouges au-dessus du toit de départ de la Rébuffat : Monsieur de Mesmaeker est une voie d'un style nouveau, Michel Piola et Pierre-Alain Steiner vont révolutionner l'escalade en altitude. Estimée ABO inf., elle est la première à mériter cette cotation dans le massif du Mont-Blanc. Elle est équipée de spits, et c'est nouveau. Oh . Pas beaucoup : quatorze gollots. Pas de quoi faire éternuer un puriste les grimpeurs survoltés se ruent sur la face sud. En huit ans, dix-sept lignes sont ouvertes, de La Dame du lac de Gaetano et Romain Vogler, deux mois après Monsieur de Mesmaeker, à Digestive Crack de Godefroy Perroux, la dernière (?) en date...Romain Vogler ouvre frénétiquement avec: Jean-Luc Amstutz et Gérard Long.On lui doit dix itinéraires. Il trouve là un terrain de chasse où il peut librement exprimer son amour de l'escalade ensoleillée, décontractée, amicale. Volontiers iconoclaste, il pose en short et en chemisette hawaïenne, voire même en punk multicolore pour une couverture de Vertical. Ses voies sont un sourire immense, un hymne à l’amitié. Et il n'a jamais assez grimpé, Romain.
Alors il crée un véritable secteur de couennes sur les ressauts de l'arête des Cosmiques. C'est le secteur "Dernière benne". où l'on peut finir la journée en attendant que le téléphérique dégorge son trop-plein de touristes. Aujourd’hui, la plupart des possibilités d'escalade semblent exploitées. Mais on peut faire confiance aux grimpeurs pour inventer d'autres jeux, même là où un oeil profane ne voit plus guère de place
Extrait du magazine VERTICAL Avril 94.