Tout ce que j'aime est ici
Ce matin sur le trottoir une livraison était en train de sopérer auprès d un restaurant dans la grande ville de Paris, cette livraison concernait entre autre des frites de la marque « Mac Cain ». Je pense que ces frites arrivent des U.S.A. et probablement ces frites ont été fabriquées à partir de pommes de terre cultivées aux U.S.A. Alors je me suis posé une question, il serait sûrement plus simple de les acheter en France auprès dun producteur de pommes de terre français et de les cuisiner directement dans le restaurant, mais cela doit être trop simple et surtout pas assez compliqué.
Mes grands-parents, je me souviens ne mangeais pas de la viande tous les jours, souvent le dimanche ont allaient chercher un poulet cuit par le boucher du village qui lui, sollicitait auparavant le boulanger pour utiliser son four à pain, enfin nous avions un bon poulet avec une odeur comme ont en trouve plus aujourdhui.
Le pâté de lapin était fait par ma grand-mère, il était mis dans la cuisinière dès le matin, quant je parle de cuisinière, cest une vraie comme il en existait dans lancien temps, blanche par le bas avec des ronds les uns dans les autres, du plus grand au plus petit. Quel plaisir de constamment tirer, pousser, la tirette qui faisait tomber la cendre dans un réceptacle que lont allaient déverser dans le potager.
Jimagine que mes souvenirs, sont ceux dun enfant qui ne voyait pas la vraie réalité de leur vie, vie qui ne devrait pas être rose tous les jours, mais quels souvenirs, souvenirs qui ont lodeur de la terre et de la vérité.
Je me souviens de mon grand-père, courbé sur les plans de pommes de terre pour écraser les doriforts, entre ses gros ongles de pouce, il allait me chercher une boite vide de « Sucs des Vosges », pour que les mettent dedans, cela me dégoûtais, je nétais pas habitué à ce genre de pratique. Jen crève aujourdhui de ne pas avoir la possibilité de le faire.
Je nose même pas imaginer le mode de culture des pommes de terre qui servent à obtenir les frites « Mac Cain . Jimagine dimmenses champs trans géniques que lon refuse en France mais dont nous importons les produits des U.S.A., des champs à perte de vue, dune dimension non humaine avec des machines automatisées labourant, semant, traitant, récoltant, épluchant, tranchant en fonction dune étude faite par des tronches de premier de la classe, pour définir la bonne grosseur de la frite, pauvres cons, la bonne grosseur cest celle que lon fabrique soit même avec les gosses autour qui piaf dimpatience en attendant que les frites soit cuite. Je nai pas besoin quun mec décide de la grosseur de la frite que je dois manger, quil les bouffe lui ses frites calibrées et trafiquées de merde. Quel con jai été davoir été bouffé chez Mac Do, quel con. Mais maintenant, plus jamais je ne mangerais des frites sans avoir la certitude quelles ont été faites à la main et à partir de pommes de terre cultivées selon des procédés normaux et seins.
Grand-père, continu à te reposer, tu le mérite bien et je te jure que dès que je le pourrai, je serais moi aussi courbé dans mon potager à écraser les doriforts et là Je serais probablement le temps dun instant le plus heureux des hommes.